Inktober 2018

Série d'illustration dans le cadre du défi Inktober initié par l'illustrateur Jayke Parker. L'objectif de 2018 : travailler sur l'embryon d'univers qu'est Ellorah et narrer chaque image.

La Morte-Crâne est une plante à peine plus grosse qu'une pomme de pain que l'on trouve au plus profond des forêt, cachées sous les fourrés. Elle est couverte d'une sorte de duvet urticant et expulse des spores par un trou situé au-dessus d'elle. Ces spores, hautement toxiques, tuent tout être vivant.e les inhalant en provoquant une crise de toux interminable et sanguinolente. Les malheureux et malheureuses fraîchement décédé.e.s, servent de terreau à la progéniture de la Morte-Crâne. Aussi incroyable que cela paraisse, une fois traitée, les spores font un efficace  antitussif

Chaque soir, on pouvait remarquer Ellorah prendre son temps pour nettoyer son arme et son armure. Chacun et chacune des écuyer.e.s se demandaient bien pourquoi elle restait aussi longtemps,  parfois jusque très tard dans la soirée, pour un simple équipement. Pourtant, il ne suffisait que de lui demander pour savoir que ce moment précis, pour Ellorah, était un moment de tranquillité, le calme après la tempête et les efforts de l’entraînement. Cependant, personne ne lui demandait par peur de la déranger. Cela ne rendait ce moment que plus agréable.

Les repas ne manquent pas au sein du château de l'Ordre. Il faut dire qu'il faut bien nourrir ses chevaliers et chevalières afin de mener efficacement les prochains combats. Tout y est : les meilleurs viandes, les meilleurs légumes et le fameux vin d'Estampille, le plus goûtu de tous ! Mais ne pensez pas que seul les nobles savent festoyer ! Le monde paysan en a sous son soulier et sait lui aussi faire ripaille parfois de manière aussi royale que les nobliaux les plus dodu.e.s, notamment lors des grandes fêtes de la chasse ou des solstices !

Il est des batailles ou des événements qui nécessitent plus que de la simple magie et de faire appel au soutiens des Dieux et des Déesses. Cependant, peu de personnes peuvent faire appel aux déités pour renverser le cours d'une bataille. Ces personnes sont nommées les Élu.e.s de la Déesse, choisi.e.s par la Déesse Mère elle-même à leur naissance afin d'avoir toujours une connexion avec le monde sacré. Cette connexion est faite via leur sang, devenu quasi semblable à celui des déités et permet ainsi de faire appel à certains de leurs dons.

Chaque dimanche est un jour sombre pour les gallinacés de toutes plumes. Effectivement, de nombreux.euses seigneurs et dames ont perpétué.e la tradition d'un Roi des temps jadis qui adorait manger une bonne poule-au-pot chaque dimanche. Ce qui augmenta le nombre de poules et poulets sur le territoire, mais aussi les cas de dépression de ces pauvres bêtes… On ne se rend jamais assez compte de la sensibilité du poulet...

Les dragons sont une des nombreuses plaies qui rendent compliquée la vie des humain.e.s dans ce monde. Mais pire encore pour les moutons, leurs petits mets préférés, les faisant tant saliver ! Les pauvres bêtes doivent supporter la chasse de leurs confrères et consoeurs par ces dits dragons, mais aussi par les loups et les humain.e.s eux.elles-mêmes !

Admettez que cela devient coton !

Être chevalièr.e au sein de l'Ordre demande une abnégation et de l'implication à tout instant. Les entraînements sont sévères, mais permettent à chacun et chacune des membres de garder une forme parfaite afin de protéger le Saint Ordre. Et il vaut mieux être prêt.e pour réaliser les missions sacrés qui peuvent aller de la simple ronde d'un lieu protégé aux croisades de plusieurs mois voir année même.

Il y a un barde dont on accourt de toutes parts pour l'entendre jouer de son luth et ses chansons. Il aurait, dit-on, la voix d'une nymphe et le doigté d'un ange. Ses détracteurs.trices trouvent qu'il ressemble à tous les autres bardes, quelqu'un d'arrogants et qu'il est bien trop en deçà de ce que l'on appelle une célébrité. D'autres disent cependant qu'il serait un Dieu descendu parmi les humains pour courtiser les oreilles de tous et toutes.

Le pendentif d'Ellorah est ce qu'elle a de plus précieux. Forgé par sa mère pour son père disparus, elle ne le quitte jamais, le portant comme un rappel de la bravoure de son père chevalier et de la persévérance de sa mère forgeronne. La pierre qui se trouve en son cœur est une pierre de Damas, une pierre sacrée. Elle brille d'une lueur quasi ésotérique, irréelle et dégage une chaleur douce.

Non loin du château, dans la forêt de la dame de Yandre, se trouve un ruisseau. Et si vous y regardez de plus prêt vous y verrez comme un petit autel abîmé par le temps et l'humidité. Nul.le ne sait pourquoi cet autel se trouve là, mais plus troublant encore, nul.le ne sait qui vient entretenir la petite flamme de la bougie qui y réside. Beaucoup de légendes sont contées au sujet de ce ruisseau, coulant paisiblement dans son nid. L'une d'elle parle d'une pauvre âme venue pleurer un amour perdu et qui aurait donné naissance à cette rivière, par tant de larmes versées, et qui abreuve le village en contrebats. La flamme serait le symbole ardent de la passion des deux amant.e.s, enfin uni.e.s dans l'autre monde.

S'il y a bien un homme qui illustrerait parfaitement la définition de la cruauté, c'est bien le Seigneur Jean de Massy, dit Jean le Cruel. Lui et ses chevaliers sont les pires créatures que le monde ait porté. Pillage, massacre et autres « joyeuseté », voilà le programme de ce seigneur qui hante les terres froides du nord qui, dit-on, serait né de la cuisse du diable lui-même ! Tout un programme...

La Déesse Mère peut prendre bien des aspects. Cela peut dépendre de tellement de paramètres : lieux où l'on se trouve, imagination du croyant ou de la croyante, éveil ou sommeil ou bien tout simplement désir de la Déesse elle-même. Mais le plus souvent, elle prend l'apparence de quelque chose de familier pour la personne auprès de laquelle elle souhaite apparaître. Une manière de rassurer la personne sans doute.

De nombreuses missions impliquent de défendre la veuve et l'orphelin ou en tout cas un village attaqué par des malandrins ou des créatures démoniaques. Les chevaliers et chevalières de l'Ordre se doivent donc de protéger au péril de leur vie celle des citoyennes et citoyens du royaume.

Dans la cour d'une vielle abbaye abandonnée, repose un ancien cadran solaire richement décoré de figures saintes sculptées a même la pierre. Les seul.e.s croyant.e.s encore ici ne sont plus que les rats, qui vagabondent et s'accroissent chaque année, donnant ainsi à l’abbaye son nom justement trouvé d’Église aux Milles-Rats.

Tel le phœnix renaissant de ses cendres, la Grande Prêtresse de Cehemoth revient à la vie par l'intermédiaire d'un œuf qu'elle pond lorsqu'elle est majeure, assurant ainsi son règne éternel pour transmettre les saintes paroles de la Déesse Mère. Cet œuf est lourdement gardé, rigoureusement surveillé et protégé dans un endroit que nul.le ne connaît. Il ne doit en aucun cas se voir briser, auquel cas la pérennité de la Dame de Cehemoth s'en verrait compromise et avec lui les Saintes Paroles de la Déesse Mère.

On retrouve le portrait de la Grande Prêtresse dans bons nombres de figures saintes, autant dans les églises et chapelles que dans les enluminures et livres saints. Elle y est toujours représentée dans cette posture sévère, mais juste. C'est une figure importante de l'Ordre car, en effet, c'est par elle que la Déesse Mère communique pour tous ses fidèles croyant.e.s.

La faune et la flore de ce monde n'ont de cesse d'étonner les aventuriers et aventurières, parfois aux mépris du danger. Heureusement pour cette intriguante, ce petit animal ne sait que se gonfler pour se défendre, tentant de paraître le plus énorme et dangereux possible à son prédateur. Rappelons que c'est toujours bien d'essayer…

Bon nombre de choses peuvent être mises en bouteille, il paraîtrait même que certain.e.s arrivent à y placer des villes. Mais parmi ces choses extraordinaires, se trouve une potion qui n'a rien de médicinale, mais qui s'apparente plus à un rince-gosier. Cet alcool, fait à partir de fées, est interdit. Cependant, cela n'empêche pas un certain elfe contrebandier, tout de vert vêtu, de continuer la distillation de cet alcool pour le plus grand malheur des fées. Il paraîtrait que l'alcool gagne en puissance et en goût s'il est fabriqué avec des spécimens encore en vie…

Les Flammelins sont des êtres incontrôlables venant généralement des terres désertiques. Ces véritables petits démons sont capables de causer de gros soucis avec leurs capacités à s'enflammer eux et tout ce qui les entourent.

Les habitant.e.s du désert se servent de leurs flammes pour alimenter leurs lanternes pendant des jours.

Les aventures, c'est comme les journées, il y en a des bonnes et des mauvaises. Autant dire que ce jour-là fût un jour plutôt compliqué pour notre aventurière. En effet, ce n'est pas simple de vaincre un dragon tunnelier, possédant l'une des carapaces les plus dures qui existent, avec une simple épée plutôt qu'une masse.

La Magie Noire est proscrite, mais des mages, hommes comme femmes, n'hésitent pas à outrepasser l'interdit en pratiquant des expériences afin de maîtriser toujours plus les arcanes sombres. Et il faut dire que dans ce domaine il y a toute une créativité des plus glauques allant du contrôle des morts au drainage complet de tout fluide vital…

Chez Palistad on trouve de tout, mais surtout des trésors. Enfin c'est valable si vous ne faites qu'écouter son discours de charlatan. Là où il vous proposera des reliques antiques, soit-disant trouvées par ses propres soins et possédant milles pouvoirs, vous vous retrouverez très souvent à payer une fortune pour de la camelote qui prendra la poussière… C'est à se demander comment il arrive à tenir son magasin…

Tout le monde connaît les élémentaires, créatures des quatre éléments fondamentaux, mais saviez-vous que ces élémentaires avaient des états secondaires ? C'est ce qui arrive en fonction des changements météorologiques et/ou magique. Ce qui donna lieu à des légendes comme avec les élémentaires boueux, état secondaire des élémentaires de terre. La légende les concernant raconterait que ce serait l'âme d'un défunt emprisonné dans un lac boueux et cherchant à vous dévoré par jalousie que vous soyez encore en vie ! Alors qu'il ne s'agit que d'une pauvre créature magique ayant subi les affres de la pluie et cherchant à reprendre sa forme initiale.

Une légende locale raconte qu'un jour, un bûcheron voulut se vanter de sa force en allant s'attaquer au plus vieil arbres de la forêt. Cet arbre avait obtenu la réputation d'arbre de la Déesse, car soi-disant que ses premières feuilles seraient apparue lors de la naissance du monde. Quoiqu'il en soit, le bûcheron parti trois jours et trois nuits. Il finit par revenir, mais sans aucun fagot de bois sous le bras. Sans aucune fierté sur le visage. Seulement un air éveillé. Mais le plus étonnant, c'est qu'après son retour de la forêt, il décida d'arrêter son activité de bûcheron pour celle d'ecclésiastique. Amusant non ?

Tout n'est pas rose dans ce monde. Et très souvent, là où la justice ou l'entraide ne peuvent aider, la magie et les malédictions, elles, le peuvent, ou en tout cas prétendent en être capable. Une malédiction toute simple et très souvent utilisée est la malédiction du crâne d'épine. Vous prenez un crâne, si possible humain, et vous y inscrivez dessus une rune maudite. Plantez ensuite ce même crâne sur une pique et attendez. Lorsqu'il sera envahi de ronce, vous saurez que la malédiction est accomplie, maudissant de milles maux, tel milles épines, celui qui en est la cible. Ai-je oublié de mentionner que le crâne doit appartenir à la famille de la personne ciblée si vous voulez une efficacité mortelle ? Rien n'est rose dans ce monde… oh non…

Être magicien ou magicienne c'est un boulot très compliqué, bien qu'intéressant, mais ça n'enlève pas le fait de devoir nettoyer le résultat de ses expériences, réussies ou non. Et autant dire que parfois il faille nettoyer des choses peu ragoutantes… Comme cette tentative de masque revivifiant. Parce que la sorcellerie, c'est aussi une histoire de cosmétique.

Sur les côtes du pays résonnent parfois les échos de terribles tempêtes, les plus impressionnantes et dangereuses du royaume. Malgré le danger, c'est pourtant sûr ces falaises que doivent être chargés les équipements militaires et autres reliques magiques, de feu divin : le tonnerre. Divin car descendant directement du ciel et donc par corollaire, directement des Dieux et Déesses eux.elles-mêmes.

Elle reçue le collier des mains de sa mère le jour de son entrée au sein de l'Ordre en tant qu'écuyère. Un don symbolique en rappel de son père, lui-même chevalier de la Dame et qui perdit la vie lors d'une sainte croisade. Il voulait ramener une pierre de Damas en souvenirs de ces terres lointaines à la femme qu'il chérissait. Malheureusement il ne pût jamais lui remettre de son vivant.

Les jumeaux Danberg se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, l'un homme et l'autre femme, et pourtant partageant, en quelque sorte, le même corps. Cela donna lieu à de nombreuses moqueries voir mêmes une diabolisation de la part de pas mal des habitants de leurs villages. Pourtant, rien de maléfique, seulement de la génétique. Mais notez qu'iels n'ont que faire de quolibets et se débrouillent très bien avec leur corps.

Il est des vérités difficiles à entendre et qui vous frappe le visage tel un boxeur. Des événements funestes et impossible à empêcher. La vie de chevalier.e n'est point une vie de bohème, plutôt une vie d’abnégations et de sacrifices toujours plus difficiles et terrifiants. Tout cela amenant parfois à découvrir des monstruosités, souvent bien humaines...

Il existe un chevalier mort-vivant errant depuis des siècles et qui ne cesse d'être à la recherche d'âmes à dévorer. Il était le premier des morts, condamné à la mortalité et la damnation éternelle pour avoir pêché en commettant le premier crime. Ce chevalier scella ainsi le destin des êtres vivants, mais la Déesse Mère ne pouvant laisser souffrir d'un tel maux ses créations, les dotât donc de la capacité à procréer. Ce chevalier, dont on perdit le nom avec les siècles, ne pouvait plus faire de mal à personne sauf le 31 Octobre, le jour de la fête des morts et anniversaire de sa condamnation. Chaque année il revient, s'empare avec son âme d'une armure et se taille un visage dans une citrouille afin de montrer, à tous et toutes, sa cruauté. Il tente alors de perpétuer les pire crimes imaginables…

Mehdi Verniziau © 2018

Inktober 2018
Inktober 2018

Série d'illustration dans le cadre du défi Inktober initié par l'illustrateur Jayke Parker. L'objectif de 2018 : travailler sur l'embryon d'univers qu'est Ellorah et narrer chaque image.

La Morte-Crâne est une plante à peine plus grosse qu'une pomme de pain que l'on trouve au plus profond des forêt, cachées sous les fourrés. Elle est couverte d'une sorte de duvet urticant et expulse des spores par un trou situé au-dessus d'elle. Ces spores, hautement toxiques, tuent tout être vivant.e les inhalant en provoquant une crise de toux interminable et sanguinolente. Les malheureux et malheureuses fraîchement décédé.e.s, servent de terreau à la progéniture de la Morte-Crâne. Aussi incroyable que cela paraisse, une fois traitée, les spores font un efficace  antitussif